Le nom 'Goji' est d'origine chinoise et s'écrit
枸杞 en calligraphie chinoise et désigne la plante. Il s'écrit
gǒuqǐ en pinyin (la transcription phonétique du mandarin en écriture latine) et se prononce approximativement "Goutchi". Les baies elles-même sont appelées gǒuqǐzi le "zi" signifiant "baies". Le mot Goji (prononcer "Godji") que nous connaissons aujourd'hui est une tentative de transcription qui date des années 70 pour permettre aux occidentaux de le prononcer.
Le terme Goji seul, désigne en Chine l'espèce botanique Lycium Chinense alors qu'en occident il désigne plutôt le
Lycium Barbarum. Ce dernier, dont le nom latin évoque les barbares (barbare parce que d'origine étrangère), correspond au chinois
宁夏枸杞. Le premier élément désigne le Níngxià
宁夏, une petite région autonome du nord de la Chine, le second élément désignant le Goji. En chinois, Lycium Barbarum se traduit donc litérallement par:
"Goji du Níngxià". Rien d'étonnant à cela, car le Níngxià est
la région la plus réputée en Chine pour la culture du Goji,

c'est d'ailleurs cette province qui fournissait historiquement les empereurs de Chine en Goji. Elle est un des berceaux de la civilisation chinoise. Les vestiges de Shuidonggou au bord du Huang HE (le fleuve Jaune ou fleuve du Paon en tibétain) témoignent qu’elle était déjà habitée il y a 30 000 ans. Depuis l’antiquité les baies de Goji poussent dans cette région
nichée à l'intersection du plateau tibétain et du désert de Gobi, où les étés courts et très chauds succèdent aux hivers longs et rudes.
Issu du toit du monde, le fleuve Jaune achemine patiemment les réserves minérales puisées au cœur des montagnes, fertilisant en limons généreux les hautes vallées du Níngxià.
Lycium Chinense, aussi appelé kuko (nom d'origine japonaise) ou épine du Christ, est cité dans le grand traité de médecine chinoise datant du premier siècle après JC, le
"Shen'nong Bencaojing". Concernant le Lycium Barbarum, on en trouve la trace dans un récit de voyage publié à la fin du 19ème siècle par un ethnologue anglais nommé Hurst, qui en parlait en ces termes : « Un médecin de Lhassa m'a fait voir et goûter un fruit d'un goût très particulier, une petite baie rouge, acide et astringente, mais parée selon lui de toutes les vertus possibles et imaginables… … Ce fruit et ses vertus seraient connus depuis des millénaires par les médecins de la vieille Chine des mandarins, ainsi qu'en Inde et dans toutes les régions de l'Himalaya. »
Le Goji fait partie de la pharmacopée des médecines traditionnelles tibétaine, chinoise et ayurvédique depuis des millénaires. Les habitants de ces régions lui prêtent des actions au niveau du foie, du rein, de la vision, de la fertilité ainsi qu'au niveau de la vitalité et de la longévité au point qu'il a été
décrété officiellement trésor national par les autorités chinoises. Enfin, certaines tribus himalayennes lui attribuent également le pouvoir de rendre heureux c'est pourquoi dans leurs dialectes le Goji s'appelle "plante du bonheur" ou
"fruit du sourire".